Nb: j'ai tenté un premier jet de correction "orthographique et grammaticale" de l'article, soyez indulgents il se fait tard...
Bonjour tout le monde,
Cela fait un petit moment que je n'ai pas donné de nouvelles et comme je fête aujourd'hui ma 3e semaine à Dakar (oui je vois certains sourirent parce qu'ils sont partis depuis plusieurs mois déjà...), j'en profite pour raconter ma vie et celle des gens qui m'entourent.
Soyons un peu organisés et procédons par thèmes: Travail, Vie quotidienne, Loisirs...
Travail:
C'est tout de même la raison "officielle" de ma venue dans la capitale sénégalaise !
Donc, petit récapitulatif: je suis ici pour 3 mois et demi, le temps d'un semestre académique à l'université Cheikh Anta Diop (proncez "Chèr Anta Diop"), UCAD pour les intimes. Je suis inscrit en 4e année de droit public option "relations internationales" et cela m'intéresse énormément car j'ai la chance d'avoir des cours comme "Régionalisme africain" ou "Droit International Humanitaire". Pour les sceptiques, sachez que le niveau ici est le même qu'en France; les étudiants sont encore plus travailleurs car à la fin des études c'est un peu tout ou rien... marche ou crève en quelques sortes... On comprendra aisément que les soirées étudiantes et autres sorties orgiesques erasmus c'est pas vraiment la politique maison, tant mieux ou tant pis pour moi à chacun de voir comme il veut.
Comme tout les établissements d'enseignement supérieur, la Fac souffre d'un manque de moyens qui se ressent énormément surtout au niveau des infrastructures et rappel par certains aspect les difficultés des facs françaises même si après un séjour ici je peux estimmer les étudiants français heureux de leur sort... mais bon il ne sert à rien de faire des comparaisons vu qu'énormément de facteurs rentrent en jeu.
Toujours est-il qu'ici (comme en France d'ailleur, bon j'arrête de comparer...) la faculté est un lieu vivant dans tous les sens du terme; que ce soit par le nombre d'étudiants ou par l'agitation politique qui y règne ! En effet l'université est perpétuellement un lieu de débats, qui peut, comme c'est le cas en ce moment, à la veille d'élections, éveiller des extrémismes poussés dans tous les camps. Les partisants s'affrontent verbalement la journée et physiquement la nuit. On m'a prévenu que des grêves devraient avoir lieu en janvier vu que les élections sont en février. J'attends d'y être et de me poser en observateur. Je vous tiendrais sûremment au courant.
Loisirs:
On décrit souvent le Sénégal comme le pays de la fête tout ça... C'est sûremment vrai quand on est touriste, ou quand on a de l'argent (en quantité suffisante quoi). Pour l'instant je n'ai pas pu me confronter véritablement à la vie nocturne Sénégalaise (qui commence sur les coups de 2H du matin il faut dire); mais on m'a assuré que cela ne saurait tarder avec le mois de décembre et l'arrivée des fêtes, notemment celles du "Tabaski" (jour du mouton) et du Nouvel An. Donc "Wait and see"
Depuis que je suis ici j'ai surtout traîné vers l'Institut Français (Institut Senghor) ex CCF (centre culturel français), sorte d'alliance française du coin, pour voir un peu comment cela fonctionnait en prévision de mon futur stage aux îles Fidji. J'ai d'ailleurs eu l'occasion de me rendre à un festival du "cinéma canadien" que le centre accueillait avec, pour le premier soir, réception où petits fours, boissons fraîches, champagnes et ministres se disputaient la part belle; tout cela était gratuit en plus! C'était une très bonne surprise et assez amusant de voir "leurs excellences" Mme l'Ambassadeur du Canada et Mr le Ministre de la Culture sénégalaise. En résumé donc, une soirée agréable qui s'est poursuivit durant la semaine avec une projection par jour de films plus ou moins bons (allant du génialissime C.R.A.Z.Y. à de quelconques bouses québecquoises).
D'autres part, je continue mes visites par-ci par-là, étant pieds et poings lié par les transports en commun (bus ou cars rapides) car Dakar c'est grand et le voyage ne se programme qu'en fonction du temps. Je me suis, pour l'instant, seulement rendu sur les îles de Ngor (avec une plage plutôt sympatique) et de Gorée. Cette dernière visite m'a d'ailleurs permis d'être confronté pendant une journée au flot touristique de masse et notemment du Club Med. Gorée est une île magnifique, c'est vrai. Une seule chose qui m'a surpris et un peu dégouté. Alors que le ferry s'approchait de l'embarcadère, des gamins sont venus à la nage le long de la coque et les touristes à bords se sont mis à leur jetter des pièces qu'ils devaient aller chercher au fond de l'eau. J'avais l'image de gens qui donnent du pain à des canards. C'est même personnes iront 15min plus tard à la "Maison des esclaves" pour se recueillir devant ce qu'eux-mêmes nommeront "les atrocités de la période esclavagiste"... Je n'en dis pas plus.
En fait Gorée c'est un peu ça: un écrin magnifique qui cache un sombre passé et qui peut abriter un présent peu glorieu.
Bon, je continue sur une note un peu plus gaie !
Pour ceux qui ne seraient pas au courant et que ça intéresse, je me suis remis au rugby ici; je m'entraine donc 2 fois par semaine avec l'équipe des militaires français de la base aérienne de Ouakamme ! Au passage, ils sont super sympas. On va voir ce que cela va donner, mais sachez que vu mon gabarit "impressionant" pour eux ils ont décidé de me faire jouer à l'aile ! "On veux pas te casser en deux petit !"
Vie quotidienne:
Je m'aperçois que cela commence à faire un pavé plutôt long, et il me reste énormément à dire sur la vie quotidienne ! Je réserverai donc un prochain article rien qu'à cela...
d'ici là bisous tout le monde et portez vous bien !
damien
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